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Lorik Cana : «Mordre dans le ballon et repartir»
01/09/07 - PSG-OM
Un nouveau brassard de capitaine à porter, de nouvelles responsabilités à assumer, un match capital à remporter dimanche... Autant de défis qui n’effraient pas Lorik Cana. Au contraire, « c’est le genre de soirée que j’aime bien », dit-il.

Avec le départ d’Habib Beye, vous devenez capitaine à part entière. Est-ce que cela vous donne des responsabilités supplémentaires, surtout à un moment où l’équipe rencontre des difficultés ?
Automatiquement, je pense que oui même si je n’ai pas attendu d’être officiellement capitaine pour prendre des responsabilités au sein du groupe. Mais c’est vrai que cela donne plus de responsabilités devant les médias, devant les supporters…On parle au nom du collectif. On est mis au devant de la scène, chose qui n’était pas trop mon cas jusqu’à présent. J’étais plutôt présent au sein du groupe, ce qui était le plus important pour moi. Je ne vais pas changer. Je vais essayer de rester proche du groupe et d’être à l’écoute de mes coéquipiers au maximum. Ensuite, ce rôle de capitaine implique d’autres choses. Il faut les assumer. A l’image de mon caractère sur le terrain, je ne vais pas baisser les bras et je ne me cacherais pas. Au contraire, c’est un défi et un challenge qui s’annonce intéressant.
Le match face au PSG est-il le meilleur moyen de faire taire les critiques au sujet de l’équipe ?
Chaque année, ce match contre Paris sort de l’ordinaire. Cette saison, on se retrouve avec deux équipes qui n’ont pas beaucoup de points même si Paris a gagné au Mans. Cela va permettre à l’une ou l’autre équipe de se propulser. Derrière le match, il y aura une trêve de quinze jours, et c’est toujours plus facile de se projeter pour la suite du championnat en ayant gagné ce match là. On connaît le caractère un peu spécial de cette rencontre pour les supporters. Pour nous, c’est une super opportunité de pouvoir mordre dans le ballon et repartir. On a une machine qui peut être très performante, mais pour l’instant elle a pas mal de problèmes. Il faut essayer de la régler le plus rapidement possible. On reconnaît un collectif lorsqu’une échéance importante se présente, et là nous sommes devant un défi.
Est-ce quelque chose de particulier pour vous, ex-Parisien, de vous présenter au Parc des Princes avec le brassard de capitaine de l’OM ?
C’est vrai que je n’avais pas prévu cela dans mon plan de carrière. Je me voyais avec le brassard mais de l’autre côté. Maintenant, je suis capitaine de l’OM et j’en suis très fier. J’aurais un petit pincement au cœur, mais j’ai des hommes à mener au combat donc il faudra le faire le plus dignement possible pour remporter la victoire. Cela aura un goût un peu spécial, mais c’est le genre de défi et de soirée que j’aime bien.
CANA, PORTE-BONHEUR ?Il avait été un des artisans de la terrible série parisienne contre l’OM. Les Phocéens ne s’étaient pas imposés pendant neuf matches consécutifs. Il évoluait alors dans le camp adverse, celui du PSG, dont il a porté le maillot à 75 reprises, toutes compétitions confondues, entre 2002 et 2005. Il a ensuite été transféré à l’Olympique de Marseille en août 2005, alors que la saison avait déjà débuté. Depuis sa signature, il a disputé 67 matches de championnat et 11 rencontres européennes sous le maillot marseillais et a inscrit trois buts, dont celui de la victoire contre… le PSG au Vélodrome, en octobre 2005. Depuis qu’il évolue sous les couleurs marseillaises, il n’a jamais perdu contre son ancien club en championnat (2 victoires et 1 match nul).
Jérémy Tordjman
Source : www.om.net
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OM : L. Cana - "un peuple compte sur nous" (03/09/2007)
Satisfait du point pris au Parc des Princes face au PSG (1-1), le milieu de terrain de l’OM, Lorik Cana (24 ans, 7 matchs en L1 cette saison), espère pouvoir enchaîner une série de bons résultats afin de contenter les supporters marseillais. "Dès le prochain match à domicile contre Toulouse, il faudra gagner ! Il ne faudra pas faire ce genre de prestations sur un match mais sur une série de rencontres parce qu’on sait qu’il y a tout un peuple qui compte sur nous. On ne peut donc pas se permettre de lâcher," a-t-il lancé dimanche soir. (Par Nicolas Lagavardan)
Source : www.maxifoot.fr
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OM : L. Cana - "pas une atmosphère adéquate" (08/09/2007)
Dans les colonnes du journal But!, Lorik Cana (24 ans) est revenu sur l'intégration des nouvelles recrues marseillaises, dont les prestations sont décevantes depuis le début de saison. Le milieu de terrain de l'OM explique ces mauvaises performances par l'atmosphère qui règne à Marseille. "Peut-être que les nouveaux au club n’ont pas trouvé une atmosphère adéquate pour pouvoir s’exprimer, mais on ne peut pas leur en vouloir parce qu’il y a beaucoup de passion ici. Certains supportent, d’autres moins. Venir ici, c’est une expérience ! Ça ne fait pas toujours du bien d’être critiqué mais passer par des moments comme ça, ça peut nous permettre d’être plus forts", a expliqué l'international albanais. (Par Pierre Lopes)
Source : www.maxifoot.fr
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| Cana : "Venir à l'OM c'est une expérience !" |
le 7/09/2007 à 14:56
Lorik Cana devenu capitaine de l'OM estime que certains joueurs doivent encore s'adapter au contexte marseillais pour devenir performant. Certaines recrues arrivées cette été déçoivent. Le début de saison de l'OM laisse penser que certains ne s'expriment toujours pas à leur véritable niveau. Lorik Cana le nouveau capitaine de l'équipe en est conscient : "Peut-être que les nouveaux au club n’ont pas trouvé une atmosphère adéquate pour pouvoir s’exprimer, mais on ne peut pas leur en vouloir parce qu’il y a beaucoup de passion ici. Certains supportent, d’autres moins. Venir ici, c’est une expérience ! Ça ne fait pas toujours du bien d’être critiqué mais passer par des moments comme ça, ça peut nous permettre d’être plus forts.” déclare le joueur marseillais dans les colonnes de But Marseille.
Thierry Risault
Source : www.brevesdefoot.com
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17/09/07, 19h26 -OM-Besiktas Lorik Cana et l’expérience européenne
Présent lors de la conférence de presse officielle
avant OM-Besiktas, le capitaine olympien Lorik Cana a évoqué l’importance
du brassard avant l’entrée en UEFA Champions League.
«Dans
chaque équipe, le rôle de capitaine est très important.
J’ai eu la chance de déjà disputer la Ligue des Champions
avec Paris et j’ai une petite expérience dans cette compétition.
On va essayer d’encadrer et conseiller les joueurs qui vont la découvrir.
Il faut essayer de se relancer par rapport à la situation difficile en
championnat mais on ne peut pas y arriver tout seul, il faut s’entraider
dans cette tâche-là» a-t-il déclaré.
Avec six matches en UEFA Champions League, Lorik Cana rejoint d’autres
joueurs marseillais ayant déjà goûter à cette épreuve
comme par exemple Djibril Cissé qui l’a remportée en 2005
avec Liverpool ou Bolo Zenden, finaliste l’an passé avec les Reds
également. Les deux anciens monégasques Julien Rodriguez et Gaël
Givet sont aussi allés jusqu’en finale en 2004.
Les Olympiens ayant joué l’UEFA Champions
League
Bolo Zenden : 35 matches (15 avec Barcelone, 20 avec Liverpool) - 1 but
Julien Rodriguez : 26 matches (20 avec Monaco, 6 avec les Rangers)
Djibril Cissé : 25 matches (3 avec Auxerre, 22 avec
Liverpool) – 8 buts
Gaël Givet : 22 matches (Monaco) – 1 but
Lorik Cana : 6 matches (PSG)
Modeste M’Bami : 6 matches (PSG)
Matt Moussilou : 6 matches (Lille)
Benoît Cheyrou : 4 matches (Lille)
E.J.
Source : www.om.net
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18/09/07 - 13:11 OM-Besiktas Lorik Cana : «On va répondre présent»
Avant OM-Besiktas, Lorik Cana a prévenu sur l’importance de
cette entrée en lice en UEFA Champions League.
Le capitaine olympien, qui a estimé comme «difficile
à vivre» le fait d’avoir assisté à
la défaite contre Toulouse depuis les tribunes en raison de sa suspension,
attend une réaction pour la première européenne.
«Tout le monde est motivé pour gagner ce match
mais il ne suffit pas d’être seulement motivé sinon ça
se saurait. Il faut que tous les joueurs prennent conscience de l’importance
de cette compétition et avec notre équipe et la qualité
qu’elle possède, on peut faire beaucoup de choses. C’est
ce qui me rend optimiste pour cette rencontre. Les joueurs se sont parlés
et ils vont répondre présents mardi soir, ça c’est
clair» a-t-il annoncé.
E.J.
Source : www.om.net
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OM 2-0 Besiktas : Réactions
19/09/07 - OM 2-0 Besiktas
Lorik Cana, Djibril Cissé, Samir Nasri et Steve Mandanda nous livrent leurs réactions après la victoire face à Besiktas
Lorik Cana : « on s’en sortira tous ensemble»
«J’ai vu un gros changement ce soir par rapport à samedi. Même si je
n’étais pas présent lors des discussions avant le match de Toulouse, je
crois que cela s’est vu sur le terrain. J’ai vécu une soirée
cauchemardesque car je ne pouvais rien faire pour mes coéquipiers qui
étaient en difficulté. C’était vraiment très difficile.
Ce soir, les dirigeants et l’entraîneur ont fait comprendre à l’équipe
qu’on est dans la difficulté et qu’on s’en sortira tous ensemble. J’ai
un rôle un peu particulier en tant que capitaine. Je dois montrer
l’exemple sur le terrain. Quand on sera totalement en confiance, on ne
gagnera pas tous les matches, mais on en gagnera beaucoup car on a
d’énormes qualités. Cela s’est vu ce soir. Notre tâche ne fait que
commencer. Il faut continuer car on en besoin.»
J.T.
Source : OMtv
Source : www.om.net
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25/09/07 - 17:25 Liverpool-OM Cana : «Nasri, un élément important»
Le capitaine marseillais a évoqué l’absence de Samir Nasri (voir par ailleurs), mercredi prochain face à Liverpool. «C’est
dommageable. Déjà pour lui, car c’est un joueur extrêmement talentueux,
qui doit vivre ce genre de rencontre pour progresser. Puis, pour nous
aussi car c’est un élément important du groupe» a expliqué Lorik
Cana, mardi matin lors de la conférence de presse. Il souhaite
également le plus prompt rétablissement à son coéquipier : «On espère qu’il va reprendre des forces pour revenir le plus rapidement possible.»
E.J.
Source : www.om.net
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Reprise à la Commanderie
25/09/07 - Liverpool-OM
A
l’issue de la reprise de l’entraînement ce mardi, les Olympiens, Lorik
Cana et Julien Rodriguez en tête, sont revenus devant la presse sur les
difficultés actuelles de l’équipe.
La salle de presse affichait complet ce mardi matin à la
Commanderie. Il s’agissait en effet du premier point presse
hebdomadaire depuis le déplacement à Auxerre.
«A
Marseille, tout ce qui se passe, bien ou moins bien, est vécu plus
intensément. Ca marche comme ça dans les grands clubs, c’était pareil
aux Rangers» a ainsi fait observer Julien Rodriguez, un des deux Olympiens appelés à se présenter devant les journalistes.
Un défenseur phocéen littéralement assailli de questions sur son
entraîneur. Les articles sur le sujet n’ayant pas manqué ces derniers
jours.
Il en était de même quelques minutes plus tard avec Lorik Cana quand
celui-ci succédait au défenseur derrière le pupitre. L’un comme l’autre
se prêtaient de bonne grâce à l’exercice, même si aucun n’avait
véritablement d’eau à apporter à ce moulin-là. Si ce n’est d’indiquer
que plus tôt dans la matinée le groupe marseillais avait effectué la
reprise de l’entraînement sous la direction d’Albert Emon et de
Dominique Cuperly. Une séance classique axée sur du travail physique.
Une surprise ? «J’aurais plutôt été surpris s’il y avait eu quelqu’un d’autre, coupait court le capitaine Lorik Cana, interrogé sur ce thème. Jusqu’à preuve du contraire, Albert est le coach de l’OM et il est donc normal qu’il soit là ce matin.»
Rester soudés
Trois jours après la défaite à Auxerre (2-0), les Olympiens ont
repris avec l’envie d’effacer les dernières contre-performances comme
le souligne Julien Rodriguez. «Tout le monde était
au rendez-vous et tout le monde en voulait. Le temps n’est pas à la
rigolade mais il faut le digérer et rester soudé pour relever la tête.» Avec un peu de recul, les joueurs marseillais ont commencé à revenir sur leurs difficultés actuelles : «On a chacun notre part de responsabilité car on a manqué de beaucoup de cohésion dans le jeu depuis le début de la saison, note Cana, On fait les efforts les uns après les autres alors qu’il faudrait les faire tous en même temps».
«On fait des efforts mais de manière désordonnée, confirme Rodriguez, le
problème est là : si on court, il ne faut pas le faire chacun de son
côté sinon ça devient difficile. Contre Besiktas, il n’y a pas eu plus
d’efforts mais c’était plus ordonné.»
D’autres réponses viendront du terrain avec en ligne de mire le
déplacement à Liverpool mercredi prochain pour le deuxième match de
Ligue des Champions. «Pour l’instant, il faut faire le dos rond et consolider nos bases pour le match de mercredi, annonce le capitaine marseillais,on a la chance d’avoir un peut de temps pour préparer Liverpool mais la
prise de conscience doit se faire rapidement a fin que chacun y mette
du sien pour que ça aille mieux collectivement. C’est difficile à vivre
au jour le jour mais il faut savoir que le club se relèvera car il se
relève toujours. Nous sommes les acteurs et nous devons faire en sorte
que ça reparte vers l’avant. On s’y est mis tout seul et c’est à nous
de nous en sortir.»
L.O. et E.J.
Source : www.om.net
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Cana : « On n'est pas ici que pour être là »
Écrit par Georges Profond
25-09-2007
 Comment se sont passées ces retrouvailles avec Albert Emon ?
Retrouvailles, c’est quand on ne voit pas quelqu’un depuis longtemps...
Là, on n'a eu que deux jours de repos, ça nous a fait du bien, ça a
permis de nous reposer un peu, de rester en famille pour certains parce
que depuis le début de la saison, surtout pour nous les internationaux,
nous avons beaucoup fait de déplacements et de matchs. Nous n’avons pas
vu trop nos proches donc ça nous a permis de rester avec les gens qu’on
aime et de passer deux jours au repos physique et mental. Ce matin, on
a repris avec une bonne séance physique pour préparer la suite.
Vous avez été surpris de voir Emon diriger l’entraînement ?
Pas du tout. J’aurais été surpris s’il y avait eu quelqu'un d'autre.
Pour l'instant, Albert Emon est le coach de l’OM et en tant que coach
de l’OM c’est normal qu’il soit là. Je ne suis pas du tout surpris. Au
contraire, on a une compétition et des échéances à préparer. On a
commencé notre préparation à partir de ce matin avec la plupart des
joueurs, même si certains manquent comme Samir qui n’est pas là et
d’autres qui sont un peu malades, mais on a essayé de repartir dans un
bon état d’esprit pour essayer de préparer la suite du championnat et
de la saison qui arrive assez rapidement.
C’est perturbant de préparer un match aussi important sans savoir si vous allez garder le même coach ?
De toute façon, la situation est assez difficile... Ce qui est gênant,
c’est la situation actuelle du club. Ce n’est pas forcément que la
situation des joueurs, de l’entraîneur et des dirigeants. Ce qui est
pénible c’est que la situation est difficile pour tout le monde.
Je pense que personne n’a à gagner dans cette situation. On aimerait,
bien sûr, être dans d’autres conditions de confiance pour aborder ce
match important parce que le match de Saint-Étienne est peut-être
encore plus important que le match de Liverpool pour nous, même si dans
notre situation, tous les matchs sont importants. On joue tous les
matchs pour réussir une bonne performance, mais vu notre situation en
championnat, c’est un match qui sera prépondérant pour la suite. Donc
la situation est difficile pour tout le monde, ça c’est clair mais
maintenant on est tous ensemble et les difficultés font partie du
football, surtout dans un grand club comme le nôtre, quand il ne tourne
pas bien il y a des passes difficiles, des moments difficiles qu’on se
doit de savoir surmonter et gérer avec professionnalisme parce qu’on
est ici pas que pour être là et faire bonne figure. On doit être
présent sur le terrain pour faire face à ce genre de situation et ça
fait partie de notre travail.
C’est quoi le problème ? Pourquoi l’OM est si mal classé ? Pourquoi ça ne tourne pas rond ?
C’est très, très difficile. Je pense que nous avons chacun notre part
de responsabilité là-dedans. Je pense qu’on a manqué de cohésion entre
nous depuis le début de ce championnat…
Humainement parlant, dans les vestiaires ?
Non, pas forcément humainement parlant parce qu’il y a de très grandes
équipes qui ont réussi à faire des choses extraordinaires alors qu’en
dehors du terrain, ils ne pouvaient pas se voir. C’est dans tout, dans
chaque chose qu’on fait, on a du mal à les faire tous ensemble, on les
fait l’un après l’autre alors qu’il faudrait dans un même élan essayer
de produire les efforts en même temps. Sur le terrain mais aussi en
dehors, dans tout ce qui anime la vie d’un groupe. C’est vrai qu’on a
eu des facteurs qui ont été contre nous, mais ça n’excuse en rien nos
performances.
C’est un problème de joueur, de dirigeants ou d’entraîneur ?
C’est difficile de faire une analyse par rapport à ça. Moi je suis
joueur de l’OM, capitaine de l’OM, je dois moi-même réussir la
meilleure chose.
[Je
pense que l’entraîneur a les joueurs derrière lui mais nous, la
meilleure réponse qu’on peut lui donner c’est sur le terrain. Pour l’instant, ce qu’on lui dit sur le terrain, c’est qu’on ne fait pas tout pour qu’il reste...]
Il y un problème d’entraîneur aujourd’hui ?
Non il n’y a pas un problème d’entraîneur. C’est un problème collectif.
Mais dans cette situation là, généralement l’entraîneur saute...
Ca, c’est pas en toute humilité... c’est pas notre job. Comme je l’ai
dit après le match à Auxerre, nous on est payés, on doit représenter le
club sur le terrain et en dehors du terrain.
Pour l’instant, la
partie la plus importante c’est les résultats et les prestations sur le
terrain. On ne fait pas le travail nécessaire pour y arriver. Donc à
partir de là, on a une grande part de responsabilité, il ne faut pas se
le cacher, c’est tout à fait normal.
Après, nous où on doit
essayer de combler ses déficiences, c’est sur le terrain et pour
l’instant ce sont les joueurs qui en sont responsables. Après on ne va
pas refaire le monde du football. Ca fait des années que les choses
sont mises en place, des choses se passent mais nous si on faisait
notre travail, on n’en serait pas là, ça c’est clair.
Il est impossible de préparer les échéances futures dans les mêmes conditions que les précédentes ?
On a mis beaucoup de choses de notre côté pour y arriver mais vu les
résultats, ça veut dire qu’on n’a pas mis assez de choses de notre
côté, qu’on s’est mal préparé pour y arriver. Mais ça, c’est autant de
la responsabilité de nous les joueurs, que celle du staff en général.
Mais les acteurs c’est nous, et c’est nous qui pour l’instant
n’arrivons pas à faire la différence.
A Auxerre en première mi-temps tu as vu des joueurs faire des efforts ?
Je pense que sur la quantité des efforts qui ont été faits, si on
regarde bien je ne pense pas qu’Auxerre ait couru plus que nous... mais
je pense qu’ils ont couru mieux que nous. Ca fait beaucoup de
différences...
Mais c’est grave de ne pas savoir courir !
Non mais vous m’avez tous compris, je veux dire qu’on ne fait pas tous
ensemble les efforts au bon moment. C’est vrai que nous avons eu de
grosses difficultés pour aborder ce match et nous n’avons pas réussi à
faire face et à vite se mettre en place en première mi-temps. On l’a
fait en deuxième mi-temps, je ne sais pas si on a couru plus mais on a
réussi à plus gêner cette équipe et à produire du jeu. Le problème
c’est que nous avons commencé à jouer en deuxième mi-temps et dans un
match de première division, c’est beaucoup trop tard !
En dehors des absences de Rodriguez et de Nasri, comment expliques-tu
cette dispersion des efforts à Auxerre alors qu’ils étaient ordonnés
contre Besiktas ?
Tous nos adversaires ne jouent pas de la
même façon et on n’arrive pas, pour l’instant, à résoudre ces
problèmes-là, on n’arrive pas à donner une réponse par rapport aux
problèmes que nous pose l’adversaire. L’animation vient aussi par la
tactique mise en place et aussi par l’animation que mettent les joueurs
aussi. Nous n’avons pas su répondre assez rapidement à ce problème-là
et on y a répondu alors qu’on était déjà menés deux à zéro. C’était
déjà beaucoup trop tard.
C’est dû à l’environnement du match et au cadre exceptionnel qui vous subliment ?
C’est possible mais malheureusement ça ne vient pas d’aujourd’hui. Ca
fait des années que l’OM a du mal à se déplacer chez les soi-disants
"petits" du championnat. On a réussi ces dernières années à terminer
dans le haut du championnat. Il y a deux ans, on n’a pas réussi à
décrocher la Ligue des champions mais la saison dernière on a réussi ;
mais on sait où le mal blesse.
C’est vrai que souvent dans ces
déplacements on a beaucoup de peine à faire face à ces adversaires
parce-que quand Marseille arrive, c’est toujours une ambiance un peu
spéciale et tout le monde est préparé à 100% pour ce match. Depuis des
années l’OM n’arrive pas à y faire face pourtant c’est dans ces
matchs-là que les objectifs doivent être atteints.
Cette année,
on n’arrive pas à prendre les points nécessaires en championnat à
domicile pour avoir un droit à l’erreur à l’extérieur, chose qu’on a
faite par le passé. Cette année, on a eu du mal même à domicile ; c'est
ce qui nous entraîne dans cette situation difficile.
Après les Turcs vous vous êtes dit "on est bien" ?
Non, parce qu’avant ce match on avait fait 8 matchs et on n’avait gagné
qu’une seule fois. Du jour au lendemain on ne peut pas s’attendre à
gommer toutes les erreurs. Ca, c’est pas possible.
Ce qui était
bien c’est qu’on avait acquis un peu de confiance pour aborder ce
match-là et la confiance c’est quelque chose de très important, ça joue
sur le mental et sur beaucoup d’autres choses.
On savait qu’on
n’allait pas gommer toutes nos erreurs. Mais on savait qu’on devait
bien repartir en championnat et malheureusement c’est une chose que
nous n’avons pas faite à Auxerre.
L’OM est parti pour jouer le maintien ?
Pour l’instant oui. Vu notre rythme en championnat, oui. Après, est-ce
que depuis le début du championnat on mérite les résultats que nous
avons eus ? Je ne le pense pas.
C’est sûr qu’on ne mérite pas
d’être dans le haut du tableau, ça c’est clair, mais on a eu la
réussite qui nous a un peu tourné le dos, même si on n’a pas su la
provoquer aussi.
Pour l’instant les choses les plus importantes
c’est de reconstruire des bases saines et solides parce que ça ne sert
à rien de gagner deux matchs alors qu’on n'a pas réglé les problèmes de
fond et qu’on va se retrouver avec les mêmes problèmes à la trêve... et
on n'aura pas avancé.
Pour l’instant, on va essayer de faire le
dos rond, de consolider un peu nos bases, on a un très bon match qui
nous attend mercredi prochain, qui peut nous permettre d’engranger un
maximum de confiance. On se déplace en outsider, peut-être que ça peut
nous libérer. On va essayer de préparer au mieux cette échéance.
La saison dernière Emon était un héros à Saint-Étienne ; cette année, il risque de ne pas y aller...
Pour moi vous savez, la chose essentielle dans un club, c’est la
cohésion entre les joueurs mais aussi la cohésion au niveau du club
aussi. C’est une chose qui a été mise en place depuis deux ans, même
s’il y a eu un changement d’entraîneur au début de l’année dernière, on
a essayé de garder une ligne directrice au niveau des joueurs et du
discours qui est fait. C’est vrai que c’est un moment très, très
difficile quand le club traverse des crises comme ça et forcément c’est
difficile de vivre au jour le jour avec ça, mais après, il faut savoir
que le club s'est relevé et le club se relèvera toujours de toutes
façons. Le club c’est une entité et il repartira toujours.
Maintenant, nous, on est les acteurs de ça et c’est à nous de faire que
ça reparte de l’avant. Forcément on n’aime pas cette situation là mais
c’est à nous d’en sortir parce que c’est nous les acteurs de
l’Olympique de Marseille.
Cette équipe a envie de continuer avec Emon ?
Moi je pense que oui. Maintenant, le problème c’est que moi je suis
capitaine, je parle au nom de l’équipe mais chacun a son propre avis.
Je pense que l’entraîneur a les joueurs derrière lui mais nous, la
meilleure réponse qu’on peut lui donner c’est sur le terrain.
Pour l’instant, ce qu’on lui dit sur le terrain c’est qu’on ne fait pas
tout pour qu’il reste. Peu importe qu’on aille le voir, qu’on dise à la
presse ou aux gens "oui on veut qu’il continue". La meilleure réponse
c’est sur le terrain.
A Liverpool ?
Dans tous les matchs mais à commencer par Liverpool.
Vous avez parlé avec les dirigeants ?
Je n’ai pas eu de réunion spéciale avec les dirigeants. J’ai déjà un
grand chantier avec les joueurs parce que j’essaye de les tirer. C’est
vrai que c’est difficile parce-qu’on a beaucoup de caractères
différents dans l’équipe mais vous savez, l’ambiance est bonne dans
l’équipe. Il n’y a pas une mauvaise entente, loin de là.
Des fois je préfèrerais qu’ils se battent entre eux mais qu’après sur le terrain ils se battent contre l’adversaire...
Mais pour l’instant, on n’arrive pas à être une équipe et à avoir le
mental pour faire face à toutes les échéances et toutes les
compétitions que demande l’OM. Moi je m’attache à cette tâche, j’essaye
de donner le maximum tous les jours pour qu’il y ait une cohésion dans
l’équipe pour préparer ces échéances.
Le reste, il y a des gens
qui sont là, il ne faut pas se mêler de trop de choses à la fois parce
que c’est le meilleur moyen de ne pas bien faire. Pour l’instant, en
dehors de mon travail sur le terrain, ma tâche principale c’est
d’essayer de mobiliser les troupes, c’est pour l’instant la chose la
plus importante pour moi.
Aujourd’hui Emon est là, mais peut-être pas demain. Comment vous vivez ça ?
Je n’ai pas trop entendu d’échos là-dessus, on se concentre sur le
travail, on verra comment va se passer cette préparation contre
Liverpool mais il faut savoir faire face à toute difficulté et à toute
chose qui est mise en place. Moi, je me concentre sur mon travail et
mon entraînement parce-qu’il y a des choses où on est plutôt spectateur
qu’acteur.
Albert sera là demain ?
Il était là ce matin, je pense qu’il sera là demain.
Vous avez parlé avec lui ?
Non, mais j’espère pouvoir le faire.
C’est important en tant que capitaine ?
Ce n’est pas important entre entraîneur et capitaine, c’est important entre l'entraîneur et son groupe.
Ce n’est pas surprenant que personne ne vous informe ?
On a eu deux jours de repos. Je ne commente pas les décisions qui sont
prises. Ce repos nous a fait du bien, on est des professionnels, on est
attachés au destin du club, on traverse une mauvaise passe, on
travaille et on va voir comment évoluent les choses. On a la chance
d’avoir un peu de temps avant Liverpool, petit à petit on va voir
parce-que je ne pense pas qu’il y ait une solution miracle, on ne va
pas s’asseoir et trouver une solution du jour au lendemain. Il y a des
prises de conscience qui doivent se faire rapidement.
Vous avez eu un contact avec Acariès ?
On l’a vu, mais on n’a pas eu le temps de lui dire bonjour. On l’a vu mais on n’a pas eu de contact avec lui.
PSG c’est pas mieux, mais l’entraîneur n’est pas menacé. Ca vous étonne ?
Ils ont quatre points de plus déjà... mais ils sont bas. Nous on est
très bas. Mais même pour eux ce n’est pas un bon début de saison. Ils
ont un très bon entraîneur, j’espère qu’ils le garderont et qu’ils ne
feront pas l’erreur de le changer. Mais même si je garde toujours un
œil sur Paris, je ne fais pas trop attention parce qu’il y a tellement
de choses à faire ici. Mais s’ils peuvent être tranquilles grâce à
nous, tant mieux pour eux !
Le déplacement à Liverpool garde sa magie ?
Je pense parce que certains joueurs ne vivront peut-être plus une chose
pareille. Certains vont faire là leur première découverte. Moi
personnellement, je n’ai jamais joué dans ce stade dont on m’a beaucoup
parlé, donc j’attends ça avec impatience. Forcément ça restera une
fête, maintenant, il faudra qu’on prenne conscience que c’est un
événement important dans lequel on peut jouer un coup. On est
outsiders, c’est le meilleur moyen pour nous de nous libérer et de voir
la différence qui nous sépare des plus grandes équipes européennes.
L’absence de Samir ?
C’est dommage pour lui, parce que c’est un joueur très talentueux qui
doit jouer ce genre de match pour progresser aussi. Et pour nous,
parce-que c’est un élément important dans le groupe, qui nous aurait
apporté beaucoup de choses grâce à ses qualités, sa possibilité de
garder le ballon qui est très importante. Il faut qu’il reprenne des
forces pour nous revenir le plus rapidement possible.
Source : www.opiom.net
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Lorik Cana : "Trouver une cohésion"
26/09/07 - Liverpool-OM
Après
la nomination d’Eric Gerets au poste d’entraîneur, le capitaine
marseillais attend du groupe olympien qu'il "trouve une cohésion"
Eric Gerets a été nommé entraîneur, mardi soir. Comment réagissez-vous ?
Il va amener de nouvelles choses, de nouvelles manières de travailler,
une nouvelle manière d’aborder les rencontres et de gérer le staff et
l’équipe. On espère que ce sera une bonne chose pour nous même si ce
sera toujours aux joueurs de s’exprimer sur le terrain.
Vous étiez présents ce mercredi matin dans le vestiaire. En tant que capitaine, comment avez-vous senti le groupe ?
On est venu très tôt car on avait des analyses médicales à faire. On
est arrivé par petites vagues, on n’a pas au le temps de tous se réunir
et de discuter. On a eu une réunion avec Albert Emon et José Anigo. Ils
nous ont informé de ce changement. Albert (Emon) nous a souhaité la
meilleure suite de saison possible et de relever le club. On connaît
une période difficile, mais on a bon espoir de repartir rapidement.
Les joueurs se sentent-ils responsables du départ d’Albert Emon ?
Oui, je pense que l’on a une grande part de responsabilité. Pas
seulement envers Albert Emon, mais aussi envers le club en général.
Malheureusement, dans le football, c’est souvent l’entraîneur qui paie
et on n’a pas su faire ce qu’il fallait pour le garder et pour qu’il
conserve son poste. Forcément, on a une part de responsabilité. A
présent, le plus important est de relancer le club. Il faut en prendre
conscience et se remettre au travail le plus rapidement possible.
Le nouvel entraîneur arrive ce jeudi.
C’est un coach avec du tempérament, il a gagné beaucoup de titres, à
Galatasaray ou encore au PSV, en tant que joueur puis entraîneur.
Comment allez-vous l’accueillir ?
On sera à son écoute, par rapport à son message et par rapport aux
choses qu’il veut faire passer dans le groupe. Tout simplement. Il faut
que l’on soit discipliné afin de trouver une cohésion pour les
prochaines rencontres qui vont arriver rapidement, à commencer par le
grand match qui nous attend à Liverpool, mercredi prochain.
Avec le changement d’entraîneur, est-ce que vous devez vous remettre en cause, collectivement et individuellement ?
De toute façon, après une série de mauvais résultats, c’est normal
qu’il y ait une remise en cause des joueurs. Ce n’est pas parce qu’il y
a un nouvel entraîneur. Il va venir, il va falloir qu’il prenne ses
marques par rapport à l’entraînement, à l’encadrement et à son équipe.
C’est ce qui est le plus important. C’est à nous de lui donner le
maximum d’informations pour qu’il puisse faire son travail du mieux
possible.
Avez-vous eu l’occasion de saluer et de discuter avec Albert Emon ?
Non, car on l’a vu juste avant de sortir à l’entraînement.
Personnellement, j’irais le voir pour le saluer et lui souhaiter bonne
continuation car on lui souhaite les meilleures choses possibles.
J.T.
Source : www.om.net
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